Janike au Bénin

Mon expérience en tant que Thérapeute en réadaptation physique au Bénin, en Afrique.

26 mars 2008

Le summum du relax...

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Couché dans un hamac sur la plage de Grand-Popo, une bière froide à la main, un livre dans l'autre, le bruit des vagues mélangé aux chansons reagges, les palmiers tout autour, le soleil qui me chauffe le corps mais le vent de la mer qui m'empêche de sentir le coup de soleil... le summum du relax!

Nous avons passé notre dernière semaine à Grand-Popo, histoire de rentrer au Québec bien reposée... et surtout bien bronzée!!! On est alors débarquée mardi après-midi dans une auberge au nom de "Lion Bar"(et oui! "Lion Bar"! et non "auberge" ou "hotel", ca résume assez bien l'atmosphère de la place!) Le "Lion Bar" est ouvert depuis un an par un Rastaman du nom de Gildas. Il a été pendan 10 ans zemidjan avant de pouvoir construire le "Lion", le rêve de sa vie. C'est assez suprenant de voir un zemidjan perçer comme celui-ci quand on sait qu'un zemidjan fait environ 2000 fCFA (4$) par jour...

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Le "Lion Bar" est construit autour du concept du Rastafarisme. Tout le décor est en jaune, rouge et vert! Chaque chambre est à l'effigie d'un grand rastaman; Bob Marley, Peter Tosch, Garnett, Fakoly,... Marie et moi on est tombé dans la chambre de Peter Tosch, j'avais aucune idée de qui était ce Tosch! Et bien c'est lui qui a écrit la chanson "Get up, Stand up", génial non? On a eu la chanson dans la tête pendant 4 jours!!!

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Je reviens donc au Québec avec du Reagge en tête et surtout sur le beat reagge! Rien ne presse! Je dirais comme Gildas: "Garde toujours le bruit des vagues ou le son (reagge) en tête et tout ira bien!"

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25 février 2008

VAUDOUN!!!! (Suite)

Mes aventures avec le vaudoun se continuent!

Quand nous sommes à Porto-Novo les fins de semaine, nous ne sortons jamais trop tard les samedis car nous vivons dans la peur... la peur de rencontrer un Zangbeto! Les Zangbetos sont des gardiens de la nuit. Il y a quelques années, à tous les soirs, il y avait un couvre-feu pour la population et les Zangbetos sortaient. S'ils attrappent une personne, il l'a séquestre ou lui demande l'argent. Maintenant, à Porto-Novo ils sont encore présents. Ils imposent un couvre-feu imaginaire les samedis soirs. Ce couvre-feu imaginaire n'est pas si imaginaire que cela puisque ma famille m'a bien avertit de rentrer avant minuit sinon j'allais devoir les payer si mon zemidjan ne connait pas les endroits où passer pour les éviter! En plus, dans mon petit village à Houinta, l'autre côté du pont qui amène à Porto, j'habite à côté du repère des Zangbetos donc aucune chance de m'en sortir! Je reste même réveillé parce que je ne réussit pas à m'endormir avec leur musique qui dure toute la nuit!

Depuis que je suis arrivée au Bénin, dans tous les musée que je vais, il y a toujours des sculptures d'un artiste béninois appelé Simonet Biokou. En novembre, nous avons réussit à avoir son numéro de téléphone et son adresse email. J'étais vraiment décidé à l'appeler pour qu'il me présente son travail mais je tardais à le faire. Une journée que Marie-Michèle et moi marchions dans Porto, un homme nous a arrêter en prétandant que Marie ressemblait à une de ces amies du Centre Culturel Français. Comme à l'habitude, nous nous sommes dit que c'était une nouvelle tactique pour nous demander nos contacts et ensuite nous harceler au téléphone pour le reste du voyage... mais pas cette fois-ci! Il se présente en disant qu'il s'appelle Simonet Biokou. Marie-Michèle lui répond tout bêtement et moi je le regarde avec des grands yeux et lui dit: "Simonet Biokou, le sculpteur!?!?!" C'était vraiment drôle comme coïncidence. On a passé la journée avec lui, il nous a montré ses oeuvres et on a trippé! Il fait des sculptures avec des pièces de motos et voitures recyclés. Il utilise tout ça pour faire des reproductions de dieux vaudoun ou des représentantions de la vie quotidienne de Béninois. Vous pouvez voir ses oeuvres sur internet. On s'est fait un super ami en fait!

Il y a quelques semaines, Véronique et moi avons été invités par Simonet à une cérémonie de "Eguns" (revenants). Vous avez bien lu, on parle bien de gens qui sont morts et reviennent sur la terre! Ils nous a donc amené dans une petite rue de Porto où il y avait un rassemblement de gens. Il nous explique que nous allons devoir donner de l'argent aux Eguns pour avoir le droit d'être assis devant car c'est la place des initiés (Simonet est un des leur évidement). On prend donc place entouré de Simonet et son beau-frère qui assurent notre protection (à ce moment on ne sait pas trop pourquoi on a besoin de protection mais ça nous stress un peu de les voir aussi sérieux!). Un Egun sort du "couvent" et se met à courir dans tous les sens accompagné d'un homme avec un baton qui le suit partout (je vous met une photo pour vous montrer ce qu'ils ont l'air parce que c'est vraiment indescriptible!).

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En fait, les vêtements du revenants ne doivent pas touché personne sinon cette personne meurt immédiatement! J'ai été un peu surpris quand on me l'a dit mais tous s'accordent pour dire que c'est déjà arrivé! Alors le revenant se met à courir vers la foule et tout le monde court pour ne pas se faire touché par lui. L'Eguns décide finalement de venir nous voir pour nous demander de l'argent. Il arrive devant nous, Simonet se prostèrene devant lui et celui-ci commence à nous parler dans une langue spéciale aux revenants et initiés avec une voix venue d'outre-tombe! Après avoir été saluer les gens, le revenant se met à danser au centre de la foule. C'est super beau à voir avec les gros habits qu'ils portent! Tout au long de la cérémonie, plusieurs Eguns arrivent à leur tour pour faire peur aux gens et danser. Ils sont tous venus nous saluer et chacuns à leur manière! J'ai même eux droit à une long épée pointé à environ 2 cm de mon visage! Voilà le pourquoi de la protection! On assiste ensuite à un concours de danse entre eux. Ils font des culbutes, tournent sur eux-même, se laissent tomber par terre sans broncher, c'est assez amusant et impressionnant à voir! A la fin, ils font brûler un fétiche (pot de terre cuite rempli de choses que je ne peux nommer(!), ils font le tour du couvent et le cassent devant la porte pour définir la fin de la fête. C'était magique et surtout presque interdit au yovo comme évenement!

Cette fin de semaine, Marie-Michèle et moi avons assisté à la sacralisation d'une oeuvre de Simonet Biokou. Un européen  a décidé d'acheter une oeuvre mais il voulait absolument que celle-ci soit sacrée alors une cérémonie s'imposait. Assis devant la mairie de Porto-Novo, nous avons vu les "vaudoussi" (femmes adeptes du vaudou) et leur "yaotchidja" (reine vaudou) danser devant la sculpture les représentants. Devant la sculpture était placé une bouteille de Sodabi (alcool national), une bière, une sucrerie (Coke) et quelques autres objets. Les "vaudoussi" se sont assis derrière l'oeuvre et ont tout bu, tout en partageant avec les dieux bien sûr! (ls dansent tous aussi bien avant d'avoir bu que après ce qui m'a surpris vu le pourcentage d'alcool dans le sodabi!!!) La sculpture était maintenant sacrée!

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14 février 2008

Dans une buvette près de chez vous...

"La nuit c'est la nuit tous les chats sont gris!

Au programme, aucun rendez-vous.

C'est vrai on a rien mais on consomme jusqu'au matin.

Ce qui est sur on est là, c'est Dieu qui nous protège.

Tôt ou tard, le jour va se lever!"

Voici la chanson qui joue dans toute les buvettes et bôîtes de nuit du Bénin. Elle me trotte dans la tête depuis environ 2 mois et demi! Une chanson d'Espoir 2000, un groupe de la Côte d'Ivoire, les king de la musique en Afrique de lOuest pour le moment! Je vous propose donc d'entrer dans ma tête pour un instant en allant sur youtube et trouver cette chanson pour l'écouter! (Coupe Decale - Espoir 2000 - Abidjan Faroh)

Il vient de se finir la CAN 2008, la Coupe d'Afirque des Nations de Football, qui était présenté au Gana cette année. C'était la folie du foot dans les buvettes car le Bénin c'est qualifié pour la deuxième fois de l'hisoire de la CAN. Nous étions tous rivés devant nos télés durant matchs, Bénin ou pas! C'était assez spéciale, presque comme quand jouait "La Petite Vie" et que tout le monde était chez lui! C'était presque même permis de manquer le travail pour écouter un match (mon père de famille s'est donné la permission lui même!) Quand je passais dans les rues, je voyais tout les zemidjan qui se rivaient devant les magasins de télévision pour écouter les matchs!!! Résultats: L'Egypte à gagner, l'équipe vainceur de la dernière CAN! La Côte d'Ivoire nous a surpris et a finit 4e, Drogba nous a décu, vraiment! Et le Bénin lui,....loin derrière! C'est une jeune équipe, il ne faut pas en demander trop, ils ont besoin de prendre un peu d'expérience et de se trouver un meilleur coach, surtout un qui n'a pas l'air aussi malade!!!

Marcel, le père de famille de Marie-Michèle, nous a convertit elle et moi à un mélange assez spécial: Bière et Sprite!!!! YARK!!! je vous entend dire! Et oui, c'est ce que je me dis aussi à chaque fois mais on aime ça! Dès que se rejoint les week-end, direction buvette, on prend 2 Bières (de préférence EKU) et un Sprite et Véro et Kathleen prennent 2 Youki (une boisson gazeuse à saveur de pamplemousse ou de fruits(!!) vraiment bonne!) Ne vous inquiéter pas, je n'ai pas l'intention de poursuivre cette habitude au Québec!!! C'est drôle parce que ni Marie-Michèle ni Véronique et ni moi raffolons des boissons gazeuses mais quand tu viens ici, t'a pas le choix de te mettre à aimer ça, y'a que ça! C'est toujours après avoir versé la bière et mélangé le Sprite qu'Etienne, le copain de Marie, appel! Et oui, Etienne, toujours à ce moment là! C'est bien ça me donne le temps de boire un peu et Marie me rattrappe assez vite par la suite! (Preuve à l'appui!)

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On commence en ressentir le départ qui approche, surtout avec Véronique et Kathleen qui partent dans moins de 10 jours! Je sais bien et je sens bien qu'à partir de maintenant, le temps fil à toute allure! Je profite à 100% du temps qu'il me reste!

On se revoit bientôt dans une buvette près de chez vous!

"Parmi nous, il y a des fous,

mais on s'en fou,

Abidjan est doux!"

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23 janvier 2008

Prendre un taxi au Bénin.... (partie 2)

Et oui! Une autre histoire de "ride" de taxi au Bénin! Maintenant que j'ai l'habitude des 3 devant, 4 derrières, les poulets et chèvres dans le taxi et les tableaux de bord qui ne fonctionnent pas, ça m'en prennait beaucoup pour me surprendre mais ils ont réussit! Les béninois sont vraiment capable de tout! Je vous propose donc de vous remettre dans ma peau pour une deuxième fois!

ETAPE 1: Vous trouvez un des rares taxi qui fait Porto-Novo-Abomey le vendredi matin à 7h du matin à la gare de Porto! C'est vraiment génial!

ETAPE 2: Vous demandez à être assis devant et votre grande joie, le bras de changement de vitesse est au niveau du volant (et non ce n'est pas une voiture automatique puisque à l'endroit où vous vous trouvez, vous pouvez facilement voir la pédale de changement de vitesse) alors vous avez emplement de place pour vos jambes entre celles du conducteur et de Véronique.

ETAPE 3: Juste avant de partir, vous demandez à aller aux toilettes (habitude de Janike Lavoie!!! Une des choses qui n'a pas changé depuis que je suis au Bénin!) On vous présente les supers toilettes de la gare, c'est-à-dire des trous entourés de planche de bois pour vous cacher. 25F pour y accéder, 25F de plus si vous voulez du papier alors vous payer 50F et on vous remet 3 feuilles de papier journal plus le bol d'eau habituel!

ETAPE 4: C'est le départ! Tout va bien, le chauffeur est gentil, les autres passagers n'ont pas amené de poulet ou autre animal... Tout vous semble parfait pour vous rendre jusqu'à Abomey sans problème!

ETAPE 5: A Abomey-Calavi (à ne pas confondre avec Abomey, c'est une ville en banlieu de Cotonou, à 2 heures de votre destination!), votre chauffeur s'arrête sur le bord de la voie et sort du taxi. Jusque là, rien de surprenant, cela ce passe au moins 3 fois par "ride" de taxi! Par contre, après 10 minutes d'attente, vous et les autres passagers commencé à vous demander où il se trouve.

ETAPE 6: 4 individus s'avancent vers le taxi et commencent à vous crier de sortir de la voiture car le chauffeur n'a pas ces pièces et le véhicule est saisi. Le chauffeur derrière eux vous implore de rester et jure qu'il a les pièces. Les hommes commencent à enlever les sièges (sans aucun effort puisqu'il ne reste pratiquement que la carcace et le moteur de ces vieilles Peugeot 504!) avant même que vous ne soyez levés.

ETAPE 7: Voyant que les autres passagers descendent, vous sortez du taxi. Un homme vous demande où vous allez et vous dirige vers un autre taxi qui va à Abomey.

ETAPE 8: Dans votre marche vers l'autre voiture, l'ancien chauffeur vous attrappe le bras et vous retient. Pendant que les hommes lui crient qu'il n'a pas les pièces et qu'il n'est pas en règle, vous tentez de vous défaire de sa main. Même Véronique se met de la partie et lui prend le bras pour le faire lâcher prise! Il vous laisse finalement mais vous demande de payer pour Porto-Novo/Cotonou. En bon béninois qui croit toujours que vous ne connaissez rien des prix, il vous demande de payer 1500F(le prix de la "ride" Cotonou/Abomey!) alors vous vous mettez à rire en bonne marchandeuse que vous êtes devenu et le regarder droit dans les yeux et lui dites que c'est 500F pour Porto/Cotonou et les hommes autour vous appui. Vous êtes fier de vous, payez et entrez dans le nouveau taxi!

ETAPE 9: Vous vous rasseoyer à l'avant, comme à votre habitude, mais malheureusement le bras de vitesse est maintenant dans vos jambes! Quel dommage! Quelques fois, il faut choisir; le chauffeur en règle ou le siège confortable pour 2 ou 3 heures de temps?!!! Le choix est vraiment difficile! Votre fesse gauche s'en souvient!

ETAPE 10: Après une quinzaine de longues minutes d'attentes, le nouveau chauffeur démarre et vous êtes repartit pour Abomey! Encore une fois, tout semble allez pour le mieux!

ETAPE 11: Lors d'un petit arrêt à Allada (à 45 minutes ou 1 heure 30 de Abomey selon la vitesse de croissière, le trafic, la lenteur des arrêts, le nombre d'arrêt,...), le passager assis derrière vous vient s'asseoir à la place du chauffeur. Vous vous dîtes qu'ils font un changement pour ne pas se fatiguer. C'est quand le chaufferu vient se rasseoir à côté de lui que vous êtes surpris. Vous comprennez que vous allez maintenant être 4 devant pour le reste du trajet. Lui, il a vraiment le bras du changement de vitesse entre les 2 jambes! Premier fou rire!*

ETAPE 12: Lorsque votre fou rire devant cette situation se calme, vous réalisez que derrière ils sont maintenant 5! Vous êtes donc 9! Deuxième fou rire!*

ETAPE 13: Le chauffeur met une casette et la première chanson qui joue est Zoboligi qui veut dire faire l'amour en fon. Au nombre que vous êtes et coincé comme vous êtes...Troisième fou rire!*

ETAPE 14: Arrivée à Abomey, vous vous éjectez de votre siège pour sortir! Le chauffeur vous demande 2000F, vous tentez le 1500F mais cette fois-ci tout le monde autour est avec lui alors vous lui donnez. C'est là qu'on voit que vous avez appris à marchandez mais il y a encore des failles!

*Fou rire: oui, il faut apprendre à prendre à la légère et rire de ces situations lorsqu'on les vit parce que ça arrive tous les jours et c'est la réalité. On reste néanmoins conscient que ce n'est pas l'idéal et que c'est une des nombreuses conséquences du sous-développement. Les béninois aussi en sont conscients, je vous l'assure.

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14 janvier 2008

VAUDOUN!!!!

Le 10 janvier dernier, c'était la fête nationale du Vaudoun (Vodou, Vodoo,... c'est toute la même chose!) au Bénin. SYTO Bénin, l'ONG qui avec lequel je suis, a organisée une viste de Ouidah, la ville natale du Vaudoun. Oui, oui, le vaudoun est né ici au Bénin alors je commence à être une vrai pro à ce sujet, on m'en parle à tous les jours!

Parenthèse: Justement, Léonel a une patiente de 10 ans hospitalisée qu'il voit 3 fois par semaine pour une plaie qui attaque toute sa jambe gauche. C'est tellement gros et ses parents ont trop attendu que son genou est pris en flexion (110°) et il y a de la peau qui s'est formé dans le creux poplité alors l'extension de sa jambe est maintenant impossible. Sa condition est vraiment terrible et mais son histoire est très spéciale; un soir, elle est sortie avec sa petite soeur pour aller acheter quelque chose que son père lui avait demandé. Lorsqu'elles sont passé sous le manguier, une chose est tombé de l'arbre et s'est transformé en une créature à l'apparence humaine. Elle a crié et est partit en courant avec sa soeur. Revenu à la maison, son père a envoyé son grand frère avec elle pour aller voir la chose. Ils n'ont rien trouvé, ont été acheter ce que leur père avait demandé et sont rentrés. Le lendemain matin, toute sa jambe était énormémént enflée et lui faisait mal. Une plaie est apparue dans la journée et a grossit sur toute la longueur de sa jambe. Quand Léonel m'a raconté l'histoire, je l'ai regardé avec mes yeux de septiques et il m'a dit: "Je sais que pour toi ça peut être dur à croire. J'ai aussi de la difficulté à le croire mais ça peut être possible." Fin de la parenthèse!

Nous sommes donc partit de Cotonou, 13 filles (québécoises, belges, françaises et hollandaises confondues) et 2 gars (béninois!!), à 8h du matin, direction: Ouidah.

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Premier arrêt: Temple des Phytons! Les gens de Ouidah on comme divinité le phyton (le serpent!) alors il y a un temple rempli d'environ 15 phytons en liberté. Ils sont inoffensifs et quelques fois, les habitants les retrouvent dans leur maison. Dans ses moments, ils sont bien contents car cela veut dire que la maison est bénie et sera rempli de bonheur. Ils les remercient et les ramènent au temple. J'ai eu la chance d'en avoir un autour du cou alors je suis maintenant béni et j'aurai du bonheur pour un bon bout!!!

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Deuxième arrêt: Forêt Sacrée! une forêt rempli de représentation des divinités vaudouns, c'est-à-dire des hommes à trois têtes ou des hommes avec des énormes engins(comme le dise les béninois) pour représenter leur puissance!

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Troisième arrêt: La Route des Esclaves! Les esclaves marchaient plusieurs kilomètres enchaînés avant d'être embarqué sur les bateaux pour la France. De cette manière, les blancs s'assuraient que ce soit seulement les plus forts qui soient amenés. Lors de cette visite, nous avons rencontré un groupe d'adeptes du Vaudoun qui chantaient assis en rond. Chacun leur tour, ils se levaient, embrassaient le sol et dansaient, à la manière traditionnelle bien sur! Marie-Michèle et moi, on adorent voir ce genre de manifestations alors on tappaient des mains et on dansaient avec des gros sourires. Une adepte nous a vu et nous a fait signe de venir danser alors nous nous sommes aventuré à l'intérieur du cerlce et avons tenté la danse traditionnelle! Ils ont adoré, tellement qu'ils ont commencé a nous mettre les pagnes blancs autour du cou, ce qu'ils font quand, je crois, trouve que la personne danse bien! C'était magique comme moment! C'est tellement génial de faire partie de la fête plutôt que de la regarder de l'extérieur!

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Quatrième arrêt: La Porte du Non-Retour et La Palge de Ouidah! Le lieu de la fête du Vaudoun. Là nous avons retrouvé nos amis adeptes qui nous ont réinviter à danser alors nous sommes retourné toute les deux et on a pas oublié d'embrasser le sol cette fois-ci. Par contre, il n'y avait pas seulement les gens de notre groupe qui nous regardaient cette fois-ci mais aussi une cinquantaine de touristes et béninois mélangés venus pour fêter le Vaudoun. C'était un peu plus gênant mais tout aussi magique!

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Cinquième arrêt: Le Fort Portugais! Une maison portugaise transformée en musée qui relate l'esclavage au Bénin.

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Après cette visite, le groupe retournait à Cotonou mais nous avons décidé de profiter de Ouidah pour le reste du week-end alors nous sommes rester. Après avoir trouvé une chambre fatigué, nous nous sommes retrouvé à 4 dans un lit 2 places (plus petit que double!) pour 2 nuits! Ce qui est génial c'est que c'était la fête du vaudoun mais aussi la fin de semaine du Festival du Film de Ouidah, Quintessence! On a donc assisté à plusieurs courts et longs métrages béninois, togolais, français, espagnoles,... sur les enjeux africains. J'ai vu un documentaire sur le beurre de Karité qui est fabriqué par les femmes qu nord du Bénin, super intéressant!

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Finalement, le samedi soir, on a eu droit à un concert privé, en compagnie d'un couple de québécois, Thierry et Dominique, qu'on a rencontré et passé une partie de la fin de semaine. Un concert de djembé et calbasse avec des marionnettes dansantes orchestrées par des supers Rastamans. Comme je l'aurais rèvé quoi!

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C'était une de ces fins de semaines d'aventures au Bénin!

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31 décembre 2007

Bonne Année Grand Nez!!!

Et oui, le 31 décembre 2007 et je suis encore branché sur l'ordinateur pour vous écrire! Faut croire que je pense plus à vous que ce que je dis!

Alors pour ce dernier jour de l'année 2007, je me suis levée à 7h22 (en retard car j'ai l'habitude de me lever à 7h15 depuis maintenant 2 mois mais bon!!), je suis allée au boulot jusqu'à 14h (ca aussi c'est à tous les jours et je sais que je vais m'ennuyer de ça quand je vais revenir!), je suis maintenant dans un cyber pour vous écrire, ensuite j'irai à la maison faire une petite sieste et ce soir on part à l'église pour aller fêter le nouvel an là-bas. Et oui, le décompte se fera à l'église! Pour ma famille, il est important de remettre notre nouvelle année entre les mains de Dieu (les gars du Préci doivent être contente de m'entendre dire ça!!!). J'ai l'habitude de faire ça en famille ou entre amis dans un gros party, quoique je crois que le party sera dans l'église cette fois-ci! Et entre famille et amis en plus! Ca fait drôle à dire mais c'est la réalité du moment et je peux pas me plaindre! C'est sur que j'aurais bien aimé être avec vous mais on remet ça à l'année prochaine, ou bien!!!

Pour l'année 2008, je vous souhaite à tous d'apprendre sur vous et de grandir autant que cette expérience m'aura fait grandir et apprendre sur moi-même. Essayez d'aller chercher un peu de nouveau sur vous dans chaque moment et découvrez les petits bonheur qui vous entourent, ils sont nombreux vous verrez! Déjà de faire l'effort, c'est remarquable!

Je termine avec une phrase de Confusius (Simon);

Le plus grand des voyageurs est celui qui a fait le tour de soi-même!

Bonne année à tout le monde!

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29 décembre 2007

Déjà 2 mois...

Pour mes 2 mois au Bénin, j'ai décidé de vous partager quelques moments cocasses...

EPISODE 1: La fin de semaine du 20 au 23 décembre, je suis allé chez Marie-Michèle, à Abomey. Il y avait le Festival du Dahomey et nous avions un programme à première vue chargée pour le samedi;

  • match de foot à 14h,
  • danses traditionnelles à 18h,
  • Kondo le Requin, une pièce de théâtre, à 21h. 

Le festival était tellement bien organisé qu'il y avait même un dépliant avec toutes ces informations. En plus de ce programme, les 2 belges stagiaires en Kinés à Cotonou, ont décidés de venir passé le weed-end à Abomey aussi alors elles voulaient aller voir le musée, chose que nous avons déjà fait Marie et moi. Nous nous sommes donc levée ce samedi matin pour aller rejoindre les belges à leur hotel et ensuite aller un "Fizzi" dans une buvette avant le match de foot. Arrivée au terrain à 14h, aucune activité humaine (sauf 4 blanches) ne se faisait sentir! Nous avons donc décidés d'aller visiter un musée en attendant. Nous montons donc 2 par 2 sur les zems pour trouver un musée que Marie et moi n'avions pas encore visité mais la "ride" de moto à finalement été très compliqué. Ici, au Bénin, quand tu demande à un zems de t'amener à quelque part et qu'il te dis qu'il sait où ça se trouve, ce n'est pas toujours le cas. C'est quand tu commence à remarquer que tu ne reconnais pas le coin où tu te trouve et que les 2 chauffeurs se parlent en conduisant que tu comprend que tu es perdu!!! On se met donc à poser des questions au zem pour ce rendre compte qu'aucun des 2 ne parlent français, seulement fon. Moi, Janike, petite blanche venu du Canada, je commence à connaitre un peu la base alors je tente le coup en leur disant "hasé fongbé kpede" (je parle un peu fon). Le chauffeur s'arrète devant une ruine d'un palais et la pointe en disant "roi, roi". J'essaye de lui demander si on peut visiter "wa roiwé" (aller roi maison). Là j'ai eu l'air un peu folle alors ils ont trouvé quelqu'un qui parlait français pour nous traduire le tout. Finalement, le palais était fermé alors on est repartit sur nos zems à chercher un autre palais qu'on a jamais trouvé, on a donc pas visité de palais! On est revenu au terrain, il devait être 15h30 et toujours pas d'activité humaine! Après plusieurs autres complications que je vous parlerez à mon retour, la journée à finalement été;

  • tour de zems de 14h à 15h30
  • ne pas savoir quoi faire dans la ville de 15h30 à 16h30
  • retour à la maison de 16h30 à 19h
  • funérailles de 19h30 à 21h00
  • souper de 21h00 à 22h00
  • Kondo le requin de 23h00 à 2h00

Et oui, la pièce a eu lieu à 23h00 au lieu de 21h00. Rien de grave pour un abomeyin, même que Marcel l'avait prévu puisqu'il a retardé notre départ de la maison jusqu'à 22h00! Nous étions persuadé que la pièce serait terminé!!!

Morale: Ne soit pas pressé, ça sert à rien. Ca va seulement te faire perdre ton temps!

EPISODE 2 : Le 27 décembre, nous avions une réunion au Service de Rééducation sur le bilan de fin d'année et les nouvelles pour l'année 2008. Le service est situé juste à côté de l'urgence alors nous avons toujours les premières places sur le spectacle des blessés qui arrivent en ambulances ce qui dérange la plupart du temps mes traitements car les Béninois sont très curieux! Cette fois-ci était bien différentes par contre... J'ai regardé par la fenêtre vers l'urgence durant la réunion et je me suis rendu compte qu'il y avait des gens qui essayaient de placer une dame sur un zem. Ils avaient beaucoup de difficulté puisque la dame semblait complètement flasque. J'ai finalement réalisé qu'elle était morte... Au Bénin, certaines personnes, par manque d'argent, ne peuvent payer le corbillard pour venir chercher le mort alors ils prennent le moyen le moins cher: le zem. Ils attachent son corps au chauffeur et ses jambes à un membre de la famille qui s'assoit derrière elle. C'était toute une scène qui selon mes collègues arrivent assez fréquement...

Morale: Il y a toujours une solution...

EPISODE 3 : Jeudi passé, j'ai reçu un appel sur mon portable à 6h00 du matin.

C'est une chose passablement normale au Bénin car j'ai l'impression qu'ici, il n'y a pas vraiment d'heure pour appeler! Souvent, je vois mon père de famille prendre son téléphone à 23h-00h pour appeler des gens et il ne se demande même pas s'il va les déranger. En revanche, on répond toujours au téléphone, peut importe l'heure et peu importe l'endroit où l'on se trouve. Au début, j'étais tellement étonné de voir mes collègues kiné recevoir des appels à la tonne pendant qu'il travaillaient. Ils répondent! Ils peuvent être en train de faire une traction à un patient et ils vont s'arrêter pour prendre l'appel!

Alors je reviens à mon appel qui m'a réveillé ce matin-là et je me disais (avec ma mentalité de Québécoise) que ce devait être assez important mais non! C'était un homme qui habite à Porto-Novo et qui avait eu mon numéro de téléphone par les 2 belges avec qui ont a passé quelques fins de semaine. Elle lui ont donné mon numéro car elle se disaient que ça pourrait être bien pour moi d'avoir un ami à Porto, alors celui-ci m'appelle pour me dire qu'il veut bien être mon ami. Je n'ai qu'à l'appeler quand j'aurai du temps pour faire quelque chose avec lui. Avec votre mentalité de Québécois, vous vous dites sûrement que c'est super gentil de leur part mais moi avec mon expérience de québécoise qu Bénin depuis maintenant 2 mois, je peux vous dire que ce n'est pas nécessairement une bonne idée. Depuis que je suis ici, à tous les jours je me fais accoster dans la rue au moins 2 fois pour me demander mon numéro de téléphone. Quand on fait la gaffe de le donner, on se fait appeler à toute les semaines pour simplement savoir comment ça va et comment la famille va. Vous comprendrez donc que je suis nostalgique de la liberté de la vie sans cellulaire et j'ai bien hâte de m'en débarasser revenu au Québec!

Morale: Suit les conseils de ta maman: ne donnes pas ton numéro de téléphone au étranger!

EPISODE 4 : Marie-Michèle et moi sommes allé dans une buvette ce week-end pour parler un peu de nos stages et du bientôt début de notre rôle de superviseures (!!!). Bien qu'il n'y est personne dans la buvette sauf nous, après 10 minutes la serveuse n'est toujours pas venu nous voir alors je vais la voir pour l'informer qu'on es là (c'est une chose assez fréquente alors on se rend même plus compte et on le fais presque instinctivement tandis que les béninois s'affolent souvent devant ce genre d'incident). On décide de prendre ça relax et se prendre une bière mélangée avec du Sprite (mélange de papa Marcel que je me surprend d'aimer car moi et le sprite, ça fait 2 habituellement!). Marie commande une Tuborg mais ils n'en ont pas bien que les 2 affiches de la buvette soient sur un fond de publicité de Tuborg, le plateau de la serveuse est un Tuborg, les sous-verres sont à l'effigie de Tuborg ,...Tuborg!!!

Morale: Demande ce qu'il y a avant de commander et méfis-toi des affiches publicitaires!!!

Posté par Janike à 11:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 décembre 2007

Noêl des voyageurs!!!

Et oui, en ce 24 décembre 2007, je suis branché sur l'ordinateur pour vous écrire un petit mot! INCROYABLE! En fait, je n'ai pas du tout l'impression que nous sommes la veille de noël, mais plutôt comme la veille du noël des campeurs... comme un 24 juillet! Exactement comme quand on allait au camping, mes parents, ma soeur, ma marraine, ma cousine Annie et moi, et qu'il y avait une fête pour les enfants le 25 juillet. Le père noël nous donnait des petits cadeaux dans la salle commune du camping et on repartait jouer avec dans le lac. Des fois, il y avait même une parade du père noël. Même chose à la piscine où je travaillais. Le 25, on faisait une fête pour les enfants avec de la musique de noël et des jeux, mais rien de plus. On ne se préoccupe pas de noël tant que c'est pas noël! Et on me le dit souvent depuis quelques jours, "Noël, c'est pour les enfants!" mais dans ma tête je réponds: "Nous sommes tous des enfants quand arrive noël!"

  • pas de liste de cadeaux à acheter depuis la fin novembre
  • pas de compte de banque vidé (oui peut-être un peu mais c'est pas à cause de noël!!!!)
  • pas de neige
  • pas de décoration sur les maisons
  • pas de manteaux d'hiver ou de mitaines et foulard à enlever et remettre partout où l'on va
  • on secoue ses souliers avant d'entrer mais c'est pour enlever le sable, pas la neige
  • pas de party de bureau
  • pas de publicité envahissante à la télévision, sur la route ou à la radio
  • pas de cadeaux pour les adultes, seulement ceux qui croient au Père Noël (par contre chez moi, il y a exeption, vous pouvez donner un cadeau à un grand si vous en avez envie mais on ne l'emballe pas pour le mettre sous l'arbre, on ne fait que lui donné, peu importe le moment et souvent c'est du tissus ou des habits que l'on a fait coudre pour qu'ils portent à l'église le soir de noël)
  • pas de discussion stressante sur quoi on va acheter à qui
  • un arbre de noël dans le coin du salon qui n'a pas l'air à l'aise d'être là
  • pas de vacances de noël, seulement 2 journées de congé; le 25 décembre et le 1er janvier
  • pas de party de chalet
  • pas de dinde, tourtière, ragoût, riz aux ognions de ma grand-mère (parlez en à ma soeur, elle trippe là-dessus!),...
  • pas de bûche de Noël (évidemment!)

Comme vous voyez, il y a plusieurs mauvais côté mais aussi beaucoup de bons côté d'après moi! C'est par contre un moment que j'adore car on peut passé du temps avec ça famille et se réunir pour se dire qu'on s'aime mais ça, on peut le faire quand bon nous semble! J'en profiterai donc pour passé du temps avec ma petite famille béninoise mais je pense aussi très fort à tout mon monde! Et oui, toi qui lit ce message, je pense à toi aussi! Et comme je l'ai dit et je le redis, ce n'est qu'1 noël sur 21!

Joyeux noël à tous!

Posté par Janike à 17:05 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2007

Safari inoubliable...

Lors de la formation à Cotonou, Marie-Michèle et moi avons fait plusieurs rencontres de kinés qui travaillent dans tout le Bénin. Alors le mercredi, nous sommes partit en bus pour le Nord du Bénin rejoindre les autres québecois avec notre nouvel ami, Corneille! En chemin, le bus s'est arrêté à Bohicon à cause d'une panne (surprenant!) et en changeant d'autobus nous sommes tombé sur Guy Landry, un autre nouvel ami kiné qui lui travaille à Parakou et montait ce jour-là aussi... le monde est petit!

Arrivée à Natitingou, se fut toute une aventure!

1- On descend du bus et tous les chauffeurs de zems se jettent sur nous pour savoir où on va (alors qu'on en a aucune idée encore une fois!)

2- On se faufille à travers cette foule et on réussit à retrouver nos sacs à dos.

3- J'appercois Nicolas et Sabrina de l'autre côté de la rue mais ils ne me voient pas.

4- Un homme prend le bras de Marie-Michèle et lui dit: "Je sais où vous allez, je connais vos amis, je vous amener vers eux."

5- On se regarde et on se demande des yeux comment on va lui dire à lui aussi qu'on a pas besoin d'aide!

6- L'homme part en courant voir Nicolas et Sabrina de l'autre côté. Nicolas me salut de la main, il parle avec l'homme et il se met à marcher vers le sens inverse.

7- L'homme reviens en courant vers nous et nous dit que Jean-françois va venir nous chercher avec sa moto.

8- Je vois que Nicolas a eu l'air dit faire confiance alors je l'écoute et lui demande si on peut marcher jusqu'à l'auberge. Il me dit oui avec un grand entousiasme et nous commencons à marcher. Il s'appelle Emile Zola!!!

9- Après quelques pas, je l'arrête et lui explique que je ne comprends pas pourquoi mes amis sont partis dans un sens et que nous allons dans un autre pour aller à l'auberge. Il m'explique qu'ils avaient des choses à aller acheter avant le souper et nous continuons à marcher. (Je vous rappelle que c'est la première fois que je débarque dans cette ville et je ne sais même pas le nom de l'auberge où nous sommes sensé dormir!)

10- Après 10 minutes de marche, il tient encore la main de Marie-Michèle (une belle habitude des Béninois qui dans ce cas n'était pas très rassurante!) et moi je me tiens en arrière. Marie-Michèle remarque qu'il tient un sac dans l'autre main et lui demande ce qu'il y a à l'intérieur. Il nous montre un énorme hamster (ou rat je ne sais pas!) noir et blanc qui à l'air mort. Il s'appelle cobaye! Il dit que c'est pour accoupler la femmelle qu'il a chez lui et ensuite vendre les autres cobayes. Selon lui, il peut faire beaucoup d'argent!

11- Après 15 minutes de marche avec cet étranger étrange, on arrive finalement à l'auberge "la Maison de l'Enseignant" où les autres nous attendent. Je peux vous dire qu'ils ont eu droit à un petit sermont de notre part, mais on a bien rit. Emile Zola, c'est tout un personnage!

Le soir même, nous avons été souper sur le toit d'un Tata Somba, une maison en terre à étage construite au Nord dans laquelle ils ont l'habitude de mettre les animaux au rez-de-chaussé et ils vivent au premier. Le lendemain nous partions pour le Parc de la Pendjari, Marie, Sébastien et moi dans la boîte du 4x4 avec les bagages!

Arrivée au Parc, nous sommes montés les 8 sur la cage de la boîte du 4x4 et c'était partit pour 2 jours! 2 jours à voir des paysages superbes, de la savane sèche au mares avec de la végétation humide, voir des oiseaux, des singes, des buffles, des sanglier, des éléphants et des biches à profusion! On est même allé jusqu'a ce faire "charger" par un éléphant! Marie et moi on a vraiment eu peur! On disait au guide d'avancer et tous les autres disait non reste. Ce que l'on ne savait pas c'est que dans la journée, le guide avait expliqué que l'éléphant, pour protéger ses petits, va charger 2 fois pour faire peur et à la troisième charge, il te court vraiemnt après pour te ratrapper. Alors on a apprecut la petite famille éléphant et on a dit au guide d'arrêter le camion. Quand il a vu la famille, il a avancé plus près et a commencé à faire le cri de l'éléphant et rincer son moteur. L'éléphant à courut vers nous, à casé la branche d'un arbre et est retourné voir son petit. Juste à ce moment ça m'avait déjà un peu éffrayé mais j'étais bien contente de l'expérience! Le guide a encore une fois crier et fait rincer son moteur. L'éléphant s'est retourné et s'est amené vers nous rapidement et s'est arrêté à environ 15 mètres. Là je croyais que c'était assez pour moi et que le guide allait partir le camion pour qu'on continue notre chemin dans la joie et le calme, mais non! Il a recommencé à provoquer l'animal! Là j'avais vraiment peur! L'éléphant s'est mis à courir de plus belle et enfin le guide a partit le camion et a commencé à rouler pour qu'on s'enfuisse. Il nous a suivi pendant un bon 2 minutes, à crier et est repartit vers sa petite famille. Ouff! Mon coeur battait très vite, s'était incroyable! Je me demandais bien comment ça allait se passer quand on allait rencontrer un lion! Malheureusement (ou heureusement!), on a seulement vu ses traces.

Ce soir-là, nous avons demandé à Marcel, notre guide, de dormir en camping dans le parc plutôt que de payer hypercher pour coucher à l'hôtel du parc. Il est allé voir ses amis gardes forestiers qui nous gentillement laissé fraudés en dormant à la belle étoile au beau milieu du parc! Je me suis donc réveillé le lendemain avec le cri de l'hippopotame! IN-CROY-ABLE! C'est mon père qui aurait aimé ça être avec moi à ce moment là! Imaginez-vous donc qu'au Bénin aussi quand on dit qu'on "monte dans l'nord" ca veut aussi dire qu'il va faire plus "frette"! Et oui, je me suis réveillée "g'lée ben raide"! Fait dire que le Bénin et le Québec se ressemblent un peu finalement!

Le lendemain quand on a appercut des éléphants et que le guide est sortit du camion pour les appeler, je n'étais pas aussi emballé que la veille!!! Ils ne sont par contre pas venus vers nous cette fois, fiou! Vers midi, nous sommes sortit du parc et Marcel nous a amener jusqu'à la chute Tanogou. C'était magique, comme dans le film La Plage! (haha! Tout le monde sait de quoi je parle!) Le soir nous avons couché à Tanguiéta avant de repartir le lendemain matin pour notre petit chez soi à chacun et reccommencé le travail le lundi suivant!

Ce soir-là, Marie et moi, on est allé chercher des crédits pour nos portables dans une petite rue et devinez qui on a rencontré... Corneille! Là je ne dirai pas que c'est le monde qui est petit mais plutôt le Bénin est petit!!!

Posté par Janike à 16:21 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A blo kpede a? (Tu as fait un peu?)

Eenn, uun blo kpede! (oui, j'ai fait un peu!) C'est la question qu'on me pose au moins 2 fois par jour au travail et en effet, j'ai fait un peu puisque j'ai maintenant fait 5 semaines de travail! Tout se passe très bien au centre hospitalier. Les autres kinés ont l'air de bien apprécié ma préscence et commence à me questionner de plus en plus sur mes différentes techniques. Nous avons de plus en plus d'échange et de petit débat sur les modalités de traitement, autant celles qu'ils utilisent que les miennes.

J'ai maintenant mes propres patients ce qui aident aussi aux échanges. Il est beaucoup facile d'apprendre mes exercices ou d'utiliser mes techniques sur des nouveaux patients que de changer les exercices d'un ancien patient. C'est donc maintenant que je sens vraiment que j'ai pris en charge complètement des patients. Au début, je me questionnais beaucoup sur ce que le gens allait penser d'avoir une thérapeute blanche (mais ça me ressemble beaucoup ce genre de questionnement!). On m'a expliquer que les béninois percoivent le blanc comme quelqu'un qui a de meilleur connaissances et qui pourra mieux les traiter. Je vous rassure en vous disant que ce ne sont pas tous les béninois qui pensent comme ça et je ne suis pas non plus d'accord. J'ai par contre pu l'expérimenter quand je suis allé voir des patients en hospitalisation. J'étais avec Léonel (un collègue kiné) et nous allions mobiliser une jeune fille qui avait eu des enclouages suite à une fracture du fémur. Lorsque nous sommes entrés dans la salle, tous les patients(8) et leur familles ont arrêté de parler et m'ont regardé. Léonel lui a parlé un peu en fon et m'a ensuite demandé si je voulais la mobiliser. J'ai répondut oui et j'ai commencé à mettre mes gants. C'est à ce moment que la mère a compris que c'est moi qui allait traité sa fille et j'ai vu ses yeux...s'éluminer! "La blanche va traiter ma fille, wow!" Personnellement, je ne vois pas l'avantage surtout que c'est difficle de faire comprendre à quelqu'un qui a mal que ce que vous faîtes est pour son bien quand vous ne parlez pas sa langue. Elle et sa mère ne parle pas français mais je m'en tire bien et c'est assez spécial la relation qui s'est établi entre nous. J'ai toujours quelqu'un avec moi qui peut traduire en fon ce que je veux lui dire mais j'aime mieux essayer de lui faire comprendre par mes yeux, mon sourire et des gestes et on se comprend très bien. Je sens que j'ai réussit à établir une belle relation d'aide car je sens qu'elle a confiance en moi. Vous devriez voir son sourire quand elle me voit arriver... c'est beau à voir!

La fin de semaine passé, nous avons assisté à une formation de 4 jours sur la Neuro-Pédiatrie au Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) de Cotonou. Je peux vous dire que le service de rééducation du CNHU de Cotonou est très bien équipé et c'est grand comme 4 fois la clinique du cégep, c'est énorme! La formation était donné par Bénédicte GUISLAIN, une kinésithérapeute belge spécialisée dans la méthode Bobath.

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C'était vraiment intéressant, j'ai beaucoup appris. Ca va beaucoup m'aider avec mes cas de pédiatrie car j'ai pu apprendre plein de trucs sur l'approche des enfants en traitement. Les matins ont faisait de la théorie sur le développement normal, l'hypotonicité, l'hypertonicité, le tonus variable et l'enfant IMC (Infirmité Motrice d'origine Cérébrale), et les après-midis ont traitait en groupe des enfants IMC. C'est quand même drôle de dire que j'ai été formé au Québec et j'ai suivi une formation au Bénin donné par une Belge! J'ai maintenant une pratique internationnale! Je blague mais je suis bien contente parce que j'ai reçu un diplôme (une attestation) pour ça, yaou!

Aujourd'hui, j'ai eu un cas assez spécial. Un bébé de 2 mois qui a une élongation du plexus brachial. Je ne sais pas si cela arrive souvent au Québec mais au Bénin, il y a plusieurs bébés qui en souffrent car ils ont été tirés par un bras à la naissance pour les faire sortir du ventre de la mère. Quelques semaines après l'accouchement, les parents se rendent compte que l'enfant bouge seulement un bras et que l'autre est complètement inactif. Ca m'a étonné d'entendre cette histoire! Disons que les histoires de cas au Bénin ne sont pas toujours les même que chez nous!

En passant, à force d'aller à la cérémonie des couleurs, je commence à apprendre l'hymne nationale du Bénin qui est très belle selon moi!

Enfants du Bénin debout
La liberté d'un cri sonore
Chante aux premiers feux de l'aurore
Enfants du Bénin debout

Jadis à son appel
Nos aïeux
Sans faiblesse
Ont su avec courage et ardeur
Pleins d'allégresse
Livrer au prix du sang
Des combats éclatants
Accourez vous aussi
Bâtisseurs du présent
Plus forts dans l'unité
Et chaque jour à la tache
Pour la postérité
Construisez sans relâche

Enfants du Bénin debout
La liberté d'un cri sonore
Chante aux premiers feux de l'aurore
Enfants du Bénin debout

Posté par Janike à 15:32 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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