31 décembre 2007
Bonne Année Grand Nez!!!
Et oui, le 31 décembre 2007 et je suis encore branché sur l'ordinateur pour vous écrire! Faut croire que je pense plus à vous que ce que je dis!
Alors pour ce dernier jour de l'année 2007, je me suis levée à 7h22 (en retard car j'ai l'habitude de me lever à 7h15 depuis maintenant 2 mois mais bon!!), je suis allée au boulot jusqu'à 14h (ca aussi c'est à tous les jours et je sais que je vais m'ennuyer de ça quand je vais revenir!), je suis maintenant dans un cyber pour vous écrire, ensuite j'irai à la maison faire une petite sieste et ce soir on part à l'église pour aller fêter le nouvel an là-bas. Et oui, le décompte se fera à l'église! Pour ma famille, il est important de remettre notre nouvelle année entre les mains de Dieu (les gars du Préci doivent être contente de m'entendre dire ça!!!). J'ai l'habitude de faire ça en famille ou entre amis dans un gros party, quoique je crois que le party sera dans l'église cette fois-ci! Et entre famille et amis en plus! Ca fait drôle à dire mais c'est la réalité du moment et je peux pas me plaindre! C'est sur que j'aurais bien aimé être avec vous mais on remet ça à l'année prochaine, ou bien!!!
Pour l'année 2008, je vous souhaite à tous d'apprendre sur vous et de grandir autant que cette expérience m'aura fait grandir et apprendre sur moi-même. Essayez d'aller chercher un peu de nouveau sur vous dans chaque moment et découvrez les petits bonheur qui vous entourent, ils sont nombreux vous verrez! Déjà de faire l'effort, c'est remarquable!
Je termine avec une phrase de Confusius (Simon);
Le plus grand des voyageurs est celui qui a fait le tour de soi-même!
Bonne année à tout le monde!
29 décembre 2007
Déjà 2 mois...
Pour mes 2 mois au Bénin, j'ai décidé de vous partager quelques moments cocasses...
EPISODE 1: La fin de semaine du 20 au 23 décembre, je suis allé chez Marie-Michèle, à Abomey. Il y avait le Festival du Dahomey et nous avions un programme à première vue chargée pour le samedi;
- match de foot à 14h,
- danses traditionnelles à 18h,
- Kondo le Requin, une pièce de théâtre, à 21h.
Le festival était tellement bien organisé qu'il y avait même un dépliant avec toutes ces informations. En plus de ce programme, les 2 belges stagiaires en Kinés à Cotonou, ont décidés de venir passé le weed-end à Abomey aussi alors elles voulaient aller voir le musée, chose que nous avons déjà fait Marie et moi. Nous nous sommes donc levée ce samedi matin pour aller rejoindre les belges à leur hotel et ensuite aller un "Fizzi" dans une buvette avant le match de foot. Arrivée au terrain à 14h, aucune activité humaine (sauf 4 blanches) ne se faisait sentir! Nous avons donc décidés d'aller visiter un musée en attendant. Nous montons donc 2 par 2 sur les zems pour trouver un musée que Marie et moi n'avions pas encore visité mais la "ride" de moto à finalement été très compliqué. Ici, au Bénin, quand tu demande à un zems de t'amener à quelque part et qu'il te dis qu'il sait où ça se trouve, ce n'est pas toujours le cas. C'est quand tu commence à remarquer que tu ne reconnais pas le coin où tu te trouve et que les 2 chauffeurs se parlent en conduisant que tu comprend que tu es perdu!!! On se met donc à poser des questions au zem pour ce rendre compte qu'aucun des 2 ne parlent français, seulement fon. Moi, Janike, petite blanche venu du Canada, je commence à connaitre un peu la base alors je tente le coup en leur disant "hasé fongbé kpede" (je parle un peu fon). Le chauffeur s'arrète devant une ruine d'un palais et la pointe en disant "roi, roi". J'essaye de lui demander si on peut visiter "wa roiwé" (aller roi maison). Là j'ai eu l'air un peu folle alors ils ont trouvé quelqu'un qui parlait français pour nous traduire le tout. Finalement, le palais était fermé alors on est repartit sur nos zems à chercher un autre palais qu'on a jamais trouvé, on a donc pas visité de palais! On est revenu au terrain, il devait être 15h30 et toujours pas d'activité humaine! Après plusieurs autres complications que je vous parlerez à mon retour, la journée à finalement été;
- tour de zems de 14h à 15h30
- ne pas savoir quoi faire dans la ville de 15h30 à 16h30
- retour à la maison de 16h30 à 19h
- funérailles de 19h30 à 21h00
- souper de 21h00 à 22h00
- Kondo le requin de 23h00 à 2h00
Et oui, la pièce a eu lieu à 23h00 au lieu de 21h00. Rien de grave pour un abomeyin, même que Marcel l'avait prévu puisqu'il a retardé notre départ de la maison jusqu'à 22h00! Nous étions persuadé que la pièce serait terminé!!!
Morale: Ne soit pas pressé, ça sert à rien. Ca va seulement te faire perdre ton temps!
EPISODE 2 : Le 27 décembre, nous avions une réunion au Service de Rééducation sur le bilan de fin d'année et les nouvelles pour l'année 2008. Le service est situé juste à côté de l'urgence alors nous avons toujours les premières places sur le spectacle des blessés qui arrivent en ambulances ce qui dérange la plupart du temps mes traitements car les Béninois sont très curieux! Cette fois-ci était bien différentes par contre... J'ai regardé par la fenêtre vers l'urgence durant la réunion et je me suis rendu compte qu'il y avait des gens qui essayaient de placer une dame sur un zem. Ils avaient beaucoup de difficulté puisque la dame semblait complètement flasque. J'ai finalement réalisé qu'elle était morte... Au Bénin, certaines personnes, par manque d'argent, ne peuvent payer le corbillard pour venir chercher le mort alors ils prennent le moyen le moins cher: le zem. Ils attachent son corps au chauffeur et ses jambes à un membre de la famille qui s'assoit derrière elle. C'était toute une scène qui selon mes collègues arrivent assez fréquement...
Morale: Il y a toujours une solution...
EPISODE 3 : Jeudi passé, j'ai reçu un appel sur mon portable à 6h00 du matin.
C'est une chose passablement normale au Bénin car j'ai l'impression qu'ici, il n'y a pas vraiment d'heure pour appeler! Souvent, je vois mon père de famille prendre son téléphone à 23h-00h pour appeler des gens et il ne se demande même pas s'il va les déranger. En revanche, on répond toujours au téléphone, peut importe l'heure et peu importe l'endroit où l'on se trouve. Au début, j'étais tellement étonné de voir mes collègues kiné recevoir des appels à la tonne pendant qu'il travaillaient. Ils répondent! Ils peuvent être en train de faire une traction à un patient et ils vont s'arrêter pour prendre l'appel!
Alors je reviens à mon appel qui m'a réveillé ce matin-là et je me disais (avec ma mentalité de Québécoise) que ce devait être assez important mais non! C'était un homme qui habite à Porto-Novo et qui avait eu mon numéro de téléphone par les 2 belges avec qui ont a passé quelques fins de semaine. Elle lui ont donné mon numéro car elle se disaient que ça pourrait être bien pour moi d'avoir un ami à Porto, alors celui-ci m'appelle pour me dire qu'il veut bien être mon ami. Je n'ai qu'à l'appeler quand j'aurai du temps pour faire quelque chose avec lui. Avec votre mentalité de Québécois, vous vous dites sûrement que c'est super gentil de leur part mais moi avec mon expérience de québécoise qu Bénin depuis maintenant 2 mois, je peux vous dire que ce n'est pas nécessairement une bonne idée. Depuis que je suis ici, à tous les jours je me fais accoster dans la rue au moins 2 fois pour me demander mon numéro de téléphone. Quand on fait la gaffe de le donner, on se fait appeler à toute les semaines pour simplement savoir comment ça va et comment la famille va. Vous comprendrez donc que je suis nostalgique de la liberté de la vie sans cellulaire et j'ai bien hâte de m'en débarasser revenu au Québec!
Morale: Suit les conseils de ta maman: ne donnes pas ton numéro de téléphone au étranger!
EPISODE 4 : Marie-Michèle et moi sommes allé dans une buvette ce week-end pour parler un peu de nos stages et du bientôt début de notre rôle de superviseures (!!!). Bien qu'il n'y est personne dans la buvette sauf nous, après 10 minutes la serveuse n'est toujours pas venu nous voir alors je vais la voir pour l'informer qu'on es là (c'est une chose assez fréquente alors on se rend même plus compte et on le fais presque instinctivement tandis que les béninois s'affolent souvent devant ce genre d'incident). On décide de prendre ça relax et se prendre une bière mélangée avec du Sprite (mélange de papa Marcel que je me surprend d'aimer car moi et le sprite, ça fait 2 habituellement!). Marie commande une Tuborg mais ils n'en ont pas bien que les 2 affiches de la buvette soient sur un fond de publicité de Tuborg, le plateau de la serveuse est un Tuborg, les sous-verres sont à l'effigie de Tuborg ,...Tuborg!!!
Morale: Demande ce qu'il y a avant de commander et méfis-toi des affiches publicitaires!!!
24 décembre 2007
Noêl des voyageurs!!!
Et oui, en ce 24 décembre 2007, je suis branché sur l'ordinateur pour vous écrire un petit mot! INCROYABLE! En fait, je n'ai pas du tout l'impression que nous sommes la veille de noël, mais plutôt comme la veille du noël des campeurs... comme un 24 juillet! Exactement comme quand on allait au camping, mes parents, ma soeur, ma marraine, ma cousine Annie et moi, et qu'il y avait une fête pour les enfants le 25 juillet. Le père noël nous donnait des petits cadeaux dans la salle commune du camping et on repartait jouer avec dans le lac. Des fois, il y avait même une parade du père noël. Même chose à la piscine où je travaillais. Le 25, on faisait une fête pour les enfants avec de la musique de noël et des jeux, mais rien de plus. On ne se préoccupe pas de noël tant que c'est pas noël! Et on me le dit souvent depuis quelques jours, "Noël, c'est pour les enfants!" mais dans ma tête je réponds: "Nous sommes tous des enfants quand arrive noël!"
- pas de liste de cadeaux à acheter depuis la fin novembre
- pas de compte de banque vidé (oui peut-être un peu mais c'est pas à cause de noël!!!!)
- pas de neige
- pas de décoration sur les maisons
- pas de manteaux d'hiver ou de mitaines et foulard à enlever et remettre partout où l'on va
- on secoue ses souliers avant d'entrer mais c'est pour enlever le sable, pas la neige
- pas de party de bureau
- pas de publicité envahissante à la télévision, sur la route ou à la radio
- pas de cadeaux pour les adultes, seulement ceux qui croient au Père Noël (par contre chez moi, il y a exeption, vous pouvez donner un cadeau à un grand si vous en avez envie mais on ne l'emballe pas pour le mettre sous l'arbre, on ne fait que lui donné, peu importe le moment et souvent c'est du tissus ou des habits que l'on a fait coudre pour qu'ils portent à l'église le soir de noël)
- pas de discussion stressante sur quoi on va acheter à qui
- un arbre de noël dans le coin du salon qui n'a pas l'air à l'aise d'être là
- pas de vacances de noël, seulement 2 journées de congé; le 25 décembre et le 1er janvier
- pas de party de chalet
- pas de dinde, tourtière, ragoût, riz aux ognions de ma grand-mère (parlez en à ma soeur, elle trippe là-dessus!),...
- pas de bûche de Noël (évidemment!)
Comme vous voyez, il y a plusieurs mauvais côté mais aussi beaucoup de bons côté d'après moi! C'est par contre un moment que j'adore car on peut passé du temps avec ça famille et se réunir pour se dire qu'on s'aime mais ça, on peut le faire quand bon nous semble! J'en profiterai donc pour passé du temps avec ma petite famille béninoise mais je pense aussi très fort à tout mon monde! Et oui, toi qui lit ce message, je pense à toi aussi! Et comme je l'ai dit et je le redis, ce n'est qu'1 noël sur 21!
Joyeux noël à tous!
05 décembre 2007
Safari inoubliable...
Lors de la formation à Cotonou, Marie-Michèle et moi avons fait plusieurs rencontres de kinés qui travaillent dans tout le Bénin. Alors le mercredi, nous sommes partit en bus pour le Nord du Bénin rejoindre les autres québecois avec notre nouvel ami, Corneille! En chemin, le bus s'est arrêté à Bohicon à cause d'une panne (surprenant!) et en changeant d'autobus nous sommes tombé sur Guy Landry, un autre nouvel ami kiné qui lui travaille à Parakou et montait ce jour-là aussi... le monde est petit!
Arrivée à Natitingou, se fut toute une aventure!
1- On descend du bus et tous les chauffeurs de zems se jettent sur nous pour savoir où on va (alors qu'on en a aucune idée encore une fois!)
2- On se faufille à travers cette foule et on réussit à retrouver nos sacs à dos.
3- J'appercois Nicolas et Sabrina de l'autre côté de la rue mais ils ne me voient pas.
4- Un homme prend le bras de Marie-Michèle et lui dit: "Je sais où vous allez, je connais vos amis, je vous amener vers eux."
5- On se regarde et on se demande des yeux comment on va lui dire à lui aussi qu'on a pas besoin d'aide!
6- L'homme part en courant voir Nicolas et Sabrina de l'autre côté. Nicolas me salut de la main, il parle avec l'homme et il se met à marcher vers le sens inverse.
7- L'homme reviens en courant vers nous et nous dit que Jean-françois va venir nous chercher avec sa moto.
8- Je vois que Nicolas a eu l'air dit faire confiance alors je l'écoute et lui demande si on peut marcher jusqu'à l'auberge. Il me dit oui avec un grand entousiasme et nous commencons à marcher. Il s'appelle Emile Zola!!!
9- Après quelques pas, je l'arrête et lui explique que je ne comprends pas pourquoi mes amis sont partis dans un sens et que nous allons dans un autre pour aller à l'auberge. Il m'explique qu'ils avaient des choses à aller acheter avant le souper et nous continuons à marcher. (Je vous rappelle que c'est la première fois que je débarque dans cette ville et je ne sais même pas le nom de l'auberge où nous sommes sensé dormir!)
10- Après 10 minutes de marche, il tient encore la main de Marie-Michèle (une belle habitude des Béninois qui dans ce cas n'était pas très rassurante!) et moi je me tiens en arrière. Marie-Michèle remarque qu'il tient un sac dans l'autre main et lui demande ce qu'il y a à l'intérieur. Il nous montre un énorme hamster (ou rat je ne sais pas!) noir et blanc qui à l'air mort. Il s'appelle cobaye! Il dit que c'est pour accoupler la femmelle qu'il a chez lui et ensuite vendre les autres cobayes. Selon lui, il peut faire beaucoup d'argent!
11- Après 15 minutes de marche avec cet étranger étrange, on arrive finalement à l'auberge "la Maison de l'Enseignant" où les autres nous attendent. Je peux vous dire qu'ils ont eu droit à un petit sermont de notre part, mais on a bien rit. Emile Zola, c'est tout un personnage!
Le soir même, nous avons été souper sur le toit d'un Tata Somba, une maison en terre à étage construite au Nord dans laquelle ils ont l'habitude de mettre les animaux au rez-de-chaussé et ils vivent au premier. Le lendemain nous partions pour le Parc de la Pendjari, Marie, Sébastien et moi dans la boîte du 4x4 avec les bagages!
Arrivée au Parc, nous sommes montés les 8 sur la cage de la boîte du 4x4 et c'était partit pour 2 jours! 2 jours à voir des paysages superbes, de la savane sèche au mares avec de la végétation humide, voir des oiseaux, des singes, des buffles, des sanglier, des éléphants et des biches à profusion! On est même allé jusqu'a ce faire "charger" par un éléphant! Marie et moi on a vraiment eu peur! On disait au guide d'avancer et tous les autres disait non reste. Ce que l'on ne savait pas c'est que dans la journée, le guide avait expliqué que l'éléphant, pour protéger ses petits, va charger 2 fois pour faire peur et à la troisième charge, il te court vraiemnt après pour te ratrapper. Alors on a apprecut la petite famille éléphant et on a dit au guide d'arrêter le camion. Quand il a vu la famille, il a avancé plus près et a commencé à faire le cri de l'éléphant et rincer son moteur. L'éléphant à courut vers nous, à casé la branche d'un arbre et est retourné voir son petit. Juste à ce moment ça m'avait déjà un peu éffrayé mais j'étais bien contente de l'expérience! Le guide a encore une fois crier et fait rincer son moteur. L'éléphant s'est retourné et s'est amené vers nous rapidement et s'est arrêté à environ 15 mètres. Là je croyais que c'était assez pour moi et que le guide allait partir le camion pour qu'on continue notre chemin dans la joie et le calme, mais non! Il a recommencé à provoquer l'animal! Là j'avais vraiment peur! L'éléphant s'est mis à courir de plus belle et enfin le guide a partit le camion et a commencé à rouler pour qu'on s'enfuisse. Il nous a suivi pendant un bon 2 minutes, à crier et est repartit vers sa petite famille. Ouff! Mon coeur battait très vite, s'était incroyable! Je me demandais bien comment ça allait se passer quand on allait rencontrer un lion! Malheureusement (ou heureusement!), on a seulement vu ses traces.
Ce soir-là, nous avons demandé à Marcel, notre guide, de dormir en camping dans le parc plutôt que de payer hypercher pour coucher à l'hôtel du parc. Il est allé voir ses amis gardes forestiers qui nous gentillement laissé fraudés en dormant à la belle étoile au beau milieu du parc! Je me suis donc réveillé le lendemain avec le cri de l'hippopotame! IN-CROY-ABLE! C'est mon père qui aurait aimé ça être avec moi à ce moment là! Imaginez-vous donc qu'au Bénin aussi quand on dit qu'on "monte dans l'nord" ca veut aussi dire qu'il va faire plus "frette"! Et oui, je me suis réveillée "g'lée ben raide"! Fait dire que le Bénin et le Québec se ressemblent un peu finalement!
Le lendemain quand on a appercut des éléphants et que le guide est sortit du camion pour les appeler, je n'étais pas aussi emballé que la veille!!! Ils ne sont par contre pas venus vers nous cette fois, fiou! Vers midi, nous sommes sortit du parc et Marcel nous a amener jusqu'à la chute Tanogou. C'était magique, comme dans le film La Plage! (haha! Tout le monde sait de quoi je parle!) Le soir nous avons couché à Tanguiéta avant de repartir le lendemain matin pour notre petit chez soi à chacun et reccommencé le travail le lundi suivant!
Ce soir-là, Marie et moi, on est allé chercher des crédits pour nos portables dans une petite rue et devinez qui on a rencontré... Corneille! Là je ne dirai pas que c'est le monde qui est petit mais plutôt le Bénin est petit!!!
A blo kpede a? (Tu as fait un peu?)
Eenn, uun blo kpede! (oui, j'ai fait un peu!) C'est la question qu'on me pose au moins 2 fois par jour au travail et en effet, j'ai fait un peu puisque j'ai maintenant fait 5 semaines de travail! Tout se passe très bien au centre hospitalier. Les autres kinés ont l'air de bien apprécié ma préscence et commence à me questionner de plus en plus sur mes différentes techniques. Nous avons de plus en plus d'échange et de petit débat sur les modalités de traitement, autant celles qu'ils utilisent que les miennes.
J'ai maintenant mes propres patients ce qui aident aussi aux échanges. Il est beaucoup facile d'apprendre mes exercices ou d'utiliser mes techniques sur des nouveaux patients que de changer les exercices d'un ancien patient. C'est donc maintenant que je sens vraiment que j'ai pris en charge complètement des patients. Au début, je me questionnais beaucoup sur ce que le gens allait penser d'avoir une thérapeute blanche (mais ça me ressemble beaucoup ce genre de questionnement!). On m'a expliquer que les béninois percoivent le blanc comme quelqu'un qui a de meilleur connaissances et qui pourra mieux les traiter. Je vous rassure en vous disant que ce ne sont pas tous les béninois qui pensent comme ça et je ne suis pas non plus d'accord. J'ai par contre pu l'expérimenter quand je suis allé voir des patients en hospitalisation. J'étais avec Léonel (un collègue kiné) et nous allions mobiliser une jeune fille qui avait eu des enclouages suite à une fracture du fémur. Lorsque nous sommes entrés dans la salle, tous les patients(8) et leur familles ont arrêté de parler et m'ont regardé. Léonel lui a parlé un peu en fon et m'a ensuite demandé si je voulais la mobiliser. J'ai répondut oui et j'ai commencé à mettre mes gants. C'est à ce moment que la mère a compris que c'est moi qui allait traité sa fille et j'ai vu ses yeux...s'éluminer! "La blanche va traiter ma fille, wow!" Personnellement, je ne vois pas l'avantage surtout que c'est difficle de faire comprendre à quelqu'un qui a mal que ce que vous faîtes est pour son bien quand vous ne parlez pas sa langue. Elle et sa mère ne parle pas français mais je m'en tire bien et c'est assez spécial la relation qui s'est établi entre nous. J'ai toujours quelqu'un avec moi qui peut traduire en fon ce que je veux lui dire mais j'aime mieux essayer de lui faire comprendre par mes yeux, mon sourire et des gestes et on se comprend très bien. Je sens que j'ai réussit à établir une belle relation d'aide car je sens qu'elle a confiance en moi. Vous devriez voir son sourire quand elle me voit arriver... c'est beau à voir!
La fin de semaine passé, nous avons assisté à une formation de 4 jours sur la Neuro-Pédiatrie au Centre National Hospitalier Universitaire (CNHU) de Cotonou. Je peux vous dire que le service de rééducation du CNHU de Cotonou est très bien équipé et c'est grand comme 4 fois la clinique du cégep, c'est énorme! La formation était donné par Bénédicte GUISLAIN, une kinésithérapeute belge spécialisée dans la méthode Bobath.
C'était vraiment intéressant, j'ai beaucoup appris. Ca va beaucoup m'aider avec mes cas de pédiatrie car j'ai pu apprendre plein de trucs sur l'approche des enfants en traitement. Les matins ont faisait de la théorie sur le développement normal, l'hypotonicité, l'hypertonicité, le tonus variable et l'enfant IMC (Infirmité Motrice d'origine Cérébrale), et les après-midis ont traitait en groupe des enfants IMC. C'est quand même drôle de dire que j'ai été formé au Québec et j'ai suivi une formation au Bénin donné par une Belge! J'ai maintenant une pratique internationnale! Je blague mais je suis bien contente parce que j'ai reçu un diplôme (une attestation) pour ça, yaou!
Aujourd'hui, j'ai eu un cas assez spécial. Un bébé de 2 mois qui a une élongation du plexus brachial. Je ne sais pas si cela arrive souvent au Québec mais au Bénin, il y a plusieurs bébés qui en souffrent car ils ont été tirés par un bras à la naissance pour les faire sortir du ventre de la mère. Quelques semaines après l'accouchement, les parents se rendent compte que l'enfant bouge seulement un bras et que l'autre est complètement inactif. Ca m'a étonné d'entendre cette histoire! Disons que les histoires de cas au Bénin ne sont pas toujours les même que chez nous!
En passant, à force d'aller à la cérémonie des couleurs, je commence à apprendre l'hymne nationale du Bénin qui est très belle selon moi!
Enfants du Bénin debout
La liberté d'un cri sonore
Chante aux premiers feux de l'aurore
Enfants du Bénin debout
Jadis à son appel
Nos aïeux
Sans faiblesse
Ont su avec courage et ardeur
Pleins d'allégresse
Livrer au prix du sang
Des combats éclatants
Accourez vous aussi
Bâtisseurs du présent
Plus forts dans l'unité
Et chaque jour à la tache
Pour la postérité
Construisez sans relâche
Enfants du Bénin debout
La liberté d'un cri sonore
Chante aux premiers feux de l'aurore
Enfants du Bénin debout











