23 janvier 2008
Prendre un taxi au Bénin.... (partie 2)
Et oui! Une autre histoire de "ride" de taxi au Bénin! Maintenant que j'ai l'habitude des 3 devant, 4 derrières, les poulets et chèvres dans le taxi et les tableaux de bord qui ne fonctionnent pas, ça m'en prennait beaucoup pour me surprendre mais ils ont réussit! Les béninois sont vraiment capable de tout! Je vous propose donc de vous remettre dans ma peau pour une deuxième fois!
ETAPE 1: Vous trouvez un des rares taxi qui fait Porto-Novo-Abomey le vendredi matin à 7h du matin à la gare de Porto! C'est vraiment génial!
ETAPE 2: Vous demandez à être assis devant et votre grande joie, le bras de changement de vitesse est au niveau du volant (et non ce n'est pas une voiture automatique puisque à l'endroit où vous vous trouvez, vous pouvez facilement voir la pédale de changement de vitesse) alors vous avez emplement de place pour vos jambes entre celles du conducteur et de Véronique.
ETAPE 3: Juste avant de partir, vous demandez à aller aux toilettes (habitude de Janike Lavoie!!! Une des choses qui n'a pas changé depuis que je suis au Bénin!) On vous présente les supers toilettes de la gare, c'est-à-dire des trous entourés de planche de bois pour vous cacher. 25F pour y accéder, 25F de plus si vous voulez du papier alors vous payer 50F et on vous remet 3 feuilles de papier journal plus le bol d'eau habituel!
ETAPE 4: C'est le départ! Tout va bien, le chauffeur est gentil, les autres passagers n'ont pas amené de poulet ou autre animal... Tout vous semble parfait pour vous rendre jusqu'à Abomey sans problème!
ETAPE 5: A Abomey-Calavi (à ne pas confondre avec Abomey, c'est une ville en banlieu de Cotonou, à 2 heures de votre destination!), votre chauffeur s'arrête sur le bord de la voie et sort du taxi. Jusque là, rien de surprenant, cela ce passe au moins 3 fois par "ride" de taxi! Par contre, après 10 minutes d'attente, vous et les autres passagers commencé à vous demander où il se trouve.
ETAPE 6: 4 individus s'avancent vers le taxi et commencent à vous crier de sortir de la voiture car le chauffeur n'a pas ces pièces et le véhicule est saisi. Le chauffeur derrière eux vous implore de rester et jure qu'il a les pièces. Les hommes commencent à enlever les sièges (sans aucun effort puisqu'il ne reste pratiquement que la carcace et le moteur de ces vieilles Peugeot 504!) avant même que vous ne soyez levés.
ETAPE 7: Voyant que les autres passagers descendent, vous sortez du taxi. Un homme vous demande où vous allez et vous dirige vers un autre taxi qui va à Abomey.
ETAPE 8: Dans votre marche vers l'autre voiture, l'ancien chauffeur vous attrappe le bras et vous retient. Pendant que les hommes lui crient qu'il n'a pas les pièces et qu'il n'est pas en règle, vous tentez de vous défaire de sa main. Même Véronique se met de la partie et lui prend le bras pour le faire lâcher prise! Il vous laisse finalement mais vous demande de payer pour Porto-Novo/Cotonou. En bon béninois qui croit toujours que vous ne connaissez rien des prix, il vous demande de payer 1500F(le prix de la "ride" Cotonou/Abomey!) alors vous vous mettez à rire en bonne marchandeuse que vous êtes devenu et le regarder droit dans les yeux et lui dites que c'est 500F pour Porto/Cotonou et les hommes autour vous appui. Vous êtes fier de vous, payez et entrez dans le nouveau taxi!
ETAPE 9: Vous vous rasseoyer à l'avant, comme à votre habitude, mais malheureusement le bras de vitesse est maintenant dans vos jambes! Quel dommage! Quelques fois, il faut choisir; le chauffeur en règle ou le siège confortable pour 2 ou 3 heures de temps?!!! Le choix est vraiment difficile! Votre fesse gauche s'en souvient!
ETAPE 10: Après une quinzaine de longues minutes d'attentes, le nouveau chauffeur démarre et vous êtes repartit pour Abomey! Encore une fois, tout semble allez pour le mieux!
ETAPE 11: Lors d'un petit arrêt à Allada (à 45 minutes ou 1 heure 30 de Abomey selon la vitesse de croissière, le trafic, la lenteur des arrêts, le nombre d'arrêt,...), le passager assis derrière vous vient s'asseoir à la place du chauffeur. Vous vous dîtes qu'ils font un changement pour ne pas se fatiguer. C'est quand le chaufferu vient se rasseoir à côté de lui que vous êtes surpris. Vous comprennez que vous allez maintenant être 4 devant pour le reste du trajet. Lui, il a vraiment le bras du changement de vitesse entre les 2 jambes! Premier fou rire!*
ETAPE 12: Lorsque votre fou rire devant cette situation se calme, vous réalisez que derrière ils sont maintenant 5! Vous êtes donc 9! Deuxième fou rire!*
ETAPE 13: Le chauffeur met une casette et la première chanson qui joue est Zoboligi qui veut dire faire l'amour en fon. Au nombre que vous êtes et coincé comme vous êtes...Troisième fou rire!*
ETAPE 14: Arrivée à Abomey, vous vous éjectez de votre siège pour sortir! Le chauffeur vous demande 2000F, vous tentez le 1500F mais cette fois-ci tout le monde autour est avec lui alors vous lui donnez. C'est là qu'on voit que vous avez appris à marchandez mais il y a encore des failles!
*Fou rire: oui, il faut apprendre à prendre à la légère et rire de ces situations lorsqu'on les vit parce que ça arrive tous les jours et c'est la réalité. On reste néanmoins conscient que ce n'est pas l'idéal et que c'est une des nombreuses conséquences du sous-développement. Les béninois aussi en sont conscients, je vous l'assure.
14 janvier 2008
VAUDOUN!!!!
Le 10 janvier dernier, c'était la fête nationale du Vaudoun (Vodou, Vodoo,... c'est toute la même chose!) au Bénin. SYTO Bénin, l'ONG qui avec lequel je suis, a organisée une viste de Ouidah, la ville natale du Vaudoun. Oui, oui, le vaudoun est né ici au Bénin alors je commence à être une vrai pro à ce sujet, on m'en parle à tous les jours!
Parenthèse: Justement, Léonel a une patiente de 10 ans hospitalisée qu'il voit 3 fois par semaine pour une plaie qui attaque toute sa jambe gauche. C'est tellement gros et ses parents ont trop attendu que son genou est pris en flexion (110°) et il y a de la peau qui s'est formé dans le creux poplité alors l'extension de sa jambe est maintenant impossible. Sa condition est vraiment terrible et mais son histoire est très spéciale; un soir, elle est sortie avec sa petite soeur pour aller acheter quelque chose que son père lui avait demandé. Lorsqu'elles sont passé sous le manguier, une chose est tombé de l'arbre et s'est transformé en une créature à l'apparence humaine. Elle a crié et est partit en courant avec sa soeur. Revenu à la maison, son père a envoyé son grand frère avec elle pour aller voir la chose. Ils n'ont rien trouvé, ont été acheter ce que leur père avait demandé et sont rentrés. Le lendemain matin, toute sa jambe était énormémént enflée et lui faisait mal. Une plaie est apparue dans la journée et a grossit sur toute la longueur de sa jambe. Quand Léonel m'a raconté l'histoire, je l'ai regardé avec mes yeux de septiques et il m'a dit: "Je sais que pour toi ça peut être dur à croire. J'ai aussi de la difficulté à le croire mais ça peut être possible." Fin de la parenthèse!
Nous sommes donc partit de Cotonou, 13 filles (québécoises, belges, françaises et hollandaises confondues) et 2 gars (béninois!!), à 8h du matin, direction: Ouidah.
Premier arrêt: Temple des Phytons! Les gens de Ouidah on comme divinité le phyton (le serpent!) alors il y a un temple rempli d'environ 15 phytons en liberté. Ils sont inoffensifs et quelques fois, les habitants les retrouvent dans leur maison. Dans ses moments, ils sont bien contents car cela veut dire que la maison est bénie et sera rempli de bonheur. Ils les remercient et les ramènent au temple. J'ai eu la chance d'en avoir un autour du cou alors je suis maintenant béni et j'aurai du bonheur pour un bon bout!!!
Deuxième arrêt: Forêt Sacrée! une forêt rempli de représentation des divinités vaudouns, c'est-à-dire des hommes à trois têtes ou des hommes avec des énormes engins(comme le dise les béninois) pour représenter leur puissance!
Troisième arrêt: La Route des Esclaves! Les esclaves marchaient plusieurs kilomètres enchaînés avant d'être embarqué sur les bateaux pour la France. De cette manière, les blancs s'assuraient que ce soit seulement les plus forts qui soient amenés. Lors de cette visite, nous avons rencontré un groupe d'adeptes du Vaudoun qui chantaient assis en rond. Chacun leur tour, ils se levaient, embrassaient le sol et dansaient, à la manière traditionnelle bien sur! Marie-Michèle et moi, on adorent voir ce genre de manifestations alors on tappaient des mains et on dansaient avec des gros sourires. Une adepte nous a vu et nous a fait signe de venir danser alors nous nous sommes aventuré à l'intérieur du cerlce et avons tenté la danse traditionnelle! Ils ont adoré, tellement qu'ils ont commencé a nous mettre les pagnes blancs autour du cou, ce qu'ils font quand, je crois, trouve que la personne danse bien! C'était magique comme moment! C'est tellement génial de faire partie de la fête plutôt que de la regarder de l'extérieur!
Quatrième arrêt: La Porte du Non-Retour et La Palge de Ouidah! Le lieu de la fête du Vaudoun. Là nous avons retrouvé nos amis adeptes qui nous ont réinviter à danser alors nous sommes retourné toute les deux et on a pas oublié d'embrasser le sol cette fois-ci. Par contre, il n'y avait pas seulement les gens de notre groupe qui nous regardaient cette fois-ci mais aussi une cinquantaine de touristes et béninois mélangés venus pour fêter le Vaudoun. C'était un peu plus gênant mais tout aussi magique!
Cinquième arrêt: Le Fort Portugais! Une maison portugaise transformée en musée qui relate l'esclavage au Bénin.
Après cette visite, le groupe retournait à Cotonou mais nous avons décidé de profiter de Ouidah pour le reste du week-end alors nous sommes rester. Après avoir trouvé une chambre fatigué, nous nous sommes retrouvé à 4 dans un lit 2 places (plus petit que double!) pour 2 nuits! Ce qui est génial c'est que c'était la fête du vaudoun mais aussi la fin de semaine du Festival du Film de Ouidah, Quintessence! On a donc assisté à plusieurs courts et longs métrages béninois, togolais, français, espagnoles,... sur les enjeux africains. J'ai vu un documentaire sur le beurre de Karité qui est fabriqué par les femmes qu nord du Bénin, super intéressant!
Finalement, le samedi soir, on a eu droit à un concert privé, en compagnie d'un couple de québécois, Thierry et Dominique, qu'on a rencontré et passé une partie de la fin de semaine. Un concert de djembé et calbasse avec des marionnettes dansantes orchestrées par des supers Rastamans. Comme je l'aurais rèvé quoi!
C'était une de ces fins de semaines d'aventures au Bénin!




















